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The power of history...

C’est à l’aube du XIXème siècle que la batterie va naître aux Etats Unis et c’est ce retour aux sources, qui nous est nécessaire afin de bien comprendre d’où nous venons afin de savoir ou nous allons...

Cette façon naturelle élémentaire de concevoir et de penser la batterie a été inculquée à partir des années 1920 par trois grands Maîtres, grands architectes de la batterie contemporaine.

Le premier d’entre eux était Georges Lawrence STONE (1886-1967)

Auteur, performeur et professeur, il a écrit la fameuse méthode «Stick Control» parue en 1935 dans laquelle il met en avant la technique du free-stroke, cette méthode est encore aujourd’hui la plus vendue au monde...

Dans son approche de la batterie il existe trois principes de bases.G L Stone
Le premier étant que le contrôle des baguettes commence à partir du moment où le geste est réalisé avec des muscles totalement détendus.
Il estimait que les muscles du bras et des mains ne devaient supporter aucune tension afin d’obtenir avec le moins d’effort possible la production d'un son plein.
Son deuxième principe était que pour chaque coup de baguettes, il y’ait un rebond en opposition qu’il faut accepter, une réaction à chaque action.

Dans son livre «Accents & Rebounds» dédié à Joe MORELLO qui était son protégé, il utilise l'analogie de la comparaison d’une baguette à celle d’une balle en caoutchouc.
Il suggère qu’en faisant rebondir une balle, il ne faut pas arrêter son geste après chaque rebond. Au lieu de cela, il faut utiliser le mouvement continu du bras et de la main pour garder la balle en mouvement.

De même, on peut utiliser une action semblable en situation de jeu afin d’obtenir des coups successifs.

G.L STONE soulignait cela en disant à ses élèves que si ils arrêtaient la baguette après chaque coup, la tension raidirait les muscles et empêcherait d’en contrôler les mouvements.

Le troisième principe dans l'approche de G.L STONE, est que toutes les articulations du haut du corps, les épaules, les coudes, les poignets et les doigts doivent être libres de se déplacer en cas de besoin pour avoir des dynamiques et des tempos différents.

Georges Lawrence STONE pensait fortement que les bras ne devaient surtout pas rester immobiles, qu’il ne suffisait pas de compter pour son jeu, uniquement sur les poignets ou les doigts...
Parmi ses élèves : Vic FIRTH, Joe MORELLO...

Le deuxième est Sanford Augustus MOELLER (1879-1961)

Après avoir longuement observé les joueurs de Tambours et de nombreux batteurs, il analyse les points communs (similitudes) de leurs techniques.
Quelques années plus tard, après beaucoup de réflexions et d’expérimentations, il commence à codifier les composantes naturelles du jeu du batteur.

Ses étudiants ont commencé à appeler ses notes et ses exercices
«La méthode MOELLER» ou la technique MOELLER.

Sanford Augustus MOELLER

Quelques-uns des principes fondamentaux de son enseignement se trouvent dans ses écrits, «The Moeller Book».

La fondation de base de son système est de jouer avec naturel des coups très détendus ressemblants à des mouvements ondulatoires.
Le coup plein de S.A MOELLER, les prémisses de son système, s’assimile à un coup de fouet «Whipping Motion» ou au lancer d’une balle de baseball.
Ceci, est une forme concise de ce qu’observa S.A MOELLER des meilleurs joueurs de batterie de cette époque.

Plus ils jouaient rapide ou plus ils jouaient fort, plus leurs mouvements devenaient amples.

S.A MOELLER décida alors de décomposer les mouvements en plusieurs parties, et ensuite les enseigna très lentement. Cela a permis à ses élèves de développer une technique très rapide, très fluide et surtout naturelle.

Le deuxième pilier du system de S.A MOELLER était que le batteur devait être libre et détendu de la tête au cou, des épaules aux bras, du poignet aux mains et aux doigts.

Troisièmement S.A MOELLER apprenait que les baguettes doivent se déplacer à l’intérieure de la main de sorte que le corps n'a pas à être impliqué. Ceci est similaire à l'idée de GLADSTONE de ressentir afin de pouvoir utiliser ce que les baguettes peuvent faire par elles-mêmes.

Quatrièmement est l'idée que l'utilisation mélangée de tous ses concepts est nécessaire afin d’avoir une bonne technique.
En d'autres termes : S.A MOELLER a montré qu'un percussionniste devait développer l'utilisation des bras, du poignet et des doigts tout autant qu’un bon pianiste ou un bon chef d'orchestre.
Par exemple, un joueur ne doit pas utiliser seulement les doigts ou le poignet sans l'aide du bras dans son jeu en général...

Parmi ses élèves : Thomas ANDREW, Frank IPPOLITO, Gene KRUPA,
Allen PALEY, Jim CHAPIN fut le meilleur d’entre eux.

Le dernier était Billy GLADSTONE (1892-1961)

Batteur, percussionniste, inventeur génial, fabricant de batteries et professeur, il passa beaucoup plus de temps à faire des performances qu’à enseigner, il était célèbre pour sa technique de caisse claire, «La technique Gladstone».

Billy Gladstone

Les principes de son système de jeu étaient très similaires au système de G.L STONE et de son free-stroke...

Il affirmait qu'il était impossible de jouer de la caisse claire ou du tambour avec uniquement les bras et les poignets. Il sentit que les doigts devaient être impliqués.

Une facette du système GLADSTONE qui se distingue des idées de bases de STONE est indiquée par Ted Reed un autre de ses élèves ; à savoir que l'action du bras, du poignet, de la main et des doigts dans son système de jeu est étroitement liée à l'action de la touche de piano frappant la tige, qui frappe le marteau, qui à son tour frappe la corde.

Pour l'essentiel, cela signifie qu’il utilise un mouvement fluide de ses épaules à ses doigts qui pourrait être assimilé à une onde se déplaçant dans tout le bras.
Le système de coup de GLADSTONE a également consisté en un coup utilisant bras, poignet et doigts.

Cependant, son Coup de base utilise un avant-bras tournant et un mouvement du poignet avec une ouverture des points d'appuis qui permettait de saisir le rebond.
Cela signifie que l'on permettrait à la baguette de revenir après une course vers le bas et en capter le rebond. La première leçon Joe MORELLO avec B GLADSTONE consistait à apprendre comment faire un coup de la main droite avec une baguette faisant la moitié du travail.

Une autre distinction est dans les coups joués avec les doigts où B. GLADSTONE pensait que le mouvement des doigts sur la baguette devait être similaire au marteau d’un piano frappant une corde.

Les doigts appuyant sur la baguette et la baguette frappant la peau.
Finalement, GLADSTONE disait que les accents devaient être considérés comme des coups très détendus avec un niveau de dynamique très fort.
Il défiait ses étudiants à jouer le plus doucement possible avec la plus grande décontraction dans leurs mouvements...

Parmi ses élèves : Tedd REED, Arnie LANG, Henry ADLER, Joe MORELLO...

5 similitudes

Lorsque l’on examine ces trois systèmes, on peut y relever cinq similitudes :

  • Premièrement, ils enseignaient tous les trois que pour jouer des coups fluides il fallait avoirs des mouvements détendus. Ce point étant alors considéré comme étant le fondement même de la technique.
  • Deuxièmement, ils enseignaient une pleine utilisation du rebond, la production de coups multiples produits, par un seul mouvement.
  • Troisièmement, ils enseignaient l'utilisation de la prise en main des baguettes de façon naturelle lui permettant un mouvement libre.
    Une prise détendue essentielle qui utilise la courbe naturelle des doigts.
  • Quatrièmement, ils ont démontré la nécessité d'utiliser la musculature complète des épaules au bout des doigts pour que les bras, les poignets et les doigts travaillent en harmonie les uns avec les autres.
    Par exemple, jouer de lent à rapide signifierait que l'on dépendrait au début principalement des bras, puis les doigts seraient utilisés pour un rythme plus rapide.

Enfin, ils ont tous enseigné une position naturelle du corps pour jouer de son instrument afin d’éviter des pressions inutiles.

Pour STONE, GLADSTONE & MOELLER la contrainte la plus évidente était dans l’inclinaison de la caisse claire qui obligeait à avoir recours à «la prise traditionnelle» de la main gauche...

Jim CHAPIN appelait ainsi ces approches combinées «The Big Technique»